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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 00:04


D’habitude, je suis essentiellement fan du cinéma asiatique, mais, comme tout le monde, il m’arrive de changer un peu, ne serait-ce que pour ne pas tomber dans la routine. (Ah, sacrée maladie!) Le changement s’avère parfois n’être qu’une pure et simple perte de temps, mais il arrive que je tombe sur des perles rares et de regarder une œuvre deux ou trois fois de suite. Il m’arrive parfois de m’attacher à un film et d’en faire mon film de chevet, si je puis dire.

Parmis les films que j’adore et qui m’ont profondément marqué, comme spectateur, je ne pourrai jamais oublier de citer cette grande œuvre qu’est A Love Song For Bobby Long. Ce film réalisé par Shainee Gabel (co-réalisatrice, avec Kristin Hahn, de Anthem: An American Road Story, en 1997) et produit par Bob Yari (producteur de First Snow, de Mark Fergus, en 2007, de The Illusionist, de Neil Burger, en 2006, de The Matador, de Richard Shepard, en 2005, ainsi que de plusieurs autres œuvres cinématographiques), est sorti en 2004 et a été adapté du livre Off Magazine Street de Ronald Everett Capps. Une histoire simple et maussade, si joliment narrée, parfois légère, un peu décalée, mais finalement si juste, une de ces œuvres qui vous restent collées à la mémoire longtemps après que vous les avez vues. Peu d’œuvres cinématographiques américaines ont gagné mon estime personnelle au cours des dernières années, et c’est certainement pour ça que j’ai tenu à parler de ce film dont le bonheur causé par sa découverte n’a d’égal que la soif qu’il m’a inspirée quand il s’est achevé. C’est peut-être cette soif-là que je veux assouvir à travers ce bout de papier...!

L’histoire est si simple. Quand Purslane Hominy Will, ou Pursy Will (Scarlett Johansson) apprend la nouvelle de la mort de sa mère, elle retourne à la Nouvelle-Orléans pour le premier temps depuis des années, prête à réclamer la propriété de la maison de son enfance. S’attendant à trouver la maison abandonnée, Pursy est choquée de découvrir qu’elle est occupée par deux amis de feue sa mère: Bobby Long (John Travolta), ex-professeur de littérature, et son jeune protégé, Lawson Pines (Gabriel Macht). Ces deux hommes brisés, dont les vies ont pris un mauvais tournant plusieurs années auparavant, s’étaient solidement enracinés dans cette maison délabrée pendant des années, uniquement encouragés par les ambitions de Lawson qui ne rêve que d’écrire un roman à propos de la vie de Bobby Long. N’ayant pas la moindre intention de quitter les lieux, Pursy, Bobby Long et Lawson sont forcés de vivre ensemble. Mais, petit à petit, avec le temps qui passe, leur mince et fragile arrangement déterre une série de secrets personnels oubliés qui mettent en question leurs liaisons  et révèlent à quel point leurs vies sont entrelacées.

L’histoire, ai-je dit, est si simple, voire banale, et profondément morose, basée sur des nuances toxiques de bleu, de vert et de rouge. Le problème, c’est que le film réussit à capter l’attention du spectateur et à le tenir en haleine jusqu’à la fin, ce qui n’est pas une affaire facile. Réussir à attirer le spectateur pendant près de trois heures, avec une histoire qui n’a, apparemment du moins, rien d’extraordinaire...? Peu de réalisateurs sont capables de réussir un tel pari, loin de l’aide des effets spéciaux et des habituelles ruses techniques. Le film, combinant la paresseuse et romantique mystique de la Nouvelle-Orléans avec le désespoir de ces trois âmes perdues, s’invente un charme propre à lui. Les tempêtes de pluie et les brumeuses journées, les chansons folkloriques, l’alcoolisme de ces deux anciens professeurs d’anglais et leurs jeux littéraires, tout ça finit par instaurer un climat tout à fait particulier qui ne s’efface pas facilement de la tête du spectateur.

John Travolta s’y montre superbement magistral dans ce rôle tout en nuances. Comme les innombrables citations que les deux anciens professeurs aiment à évoquer, la réalité et les traits des personnages ne se montrent que peu à peu, par bribes, d’une manière décousue, comme dans une aquarelle. Petites touches tantôt acides, tantôt romantiques, mais toujours bien placées, bien utilisées dans le contexte de l’histoire. Et tout ce matériel qui, à première vue, peut paraître tellement hétéroclite, à l’image d’un patchwork, finit par constituer un vrai chef-d’œuvre cinématographique, solide et autonome.


Une œuvre digne d’être retenue dans toutes les anthologies. À voir et à revoir, jusqu’à l’infini.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bande annonce:

 

 

 

 

 

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Published by Genius - dans Les critiques
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commentaires

Ek-Sistére 08/11/2009 04:00


ça donne envie de découvrir surtout que je suis en quète de nouveaux films donc c super

Merci pou:)r le partage


Mathilde 22/08/2009 01:08

Un joli article à propos d'un film exceptionnel! Mes encouragements!

Houda 13/05/2009 23:24

J'ai vu le film et il m'a beaucoup plu! Grâce à toi!

farfalla 10/05/2009 13:03

Un très beau film

Madeleine 01/05/2009 23:21

J'adore la manière avec laquelle vous présentez ces films! Merci.

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