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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 00:42
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No Witness (Aucun témoin, pour la version française) est un thriller sorti en 2004. Il raconte l’histoire d’un sénateur nommé Gene Haskell (incarné par Jeff Fahey) qui charge son assistant (Corey Feldman) de faire tout le sale boulot nécessaire à sa sécurité aussi bien qu’à sa promotion professionnelle. Avec l’aide d’un tueur à gages (Steve Barnes), Haskell se fait un chemin vers les sommets de la pyramide politique, aux frais de tous ceux qui l’entourent. Mais sa volonté de tuer tous ceux qui gênent son ascension finit par l’attraper, trouvant son point culminant dans l’épreuve de force mortelle pour toutes les parties impliquées qui clôt le long-métrage.

 

Le film présente une histoire connue, ou disons, classique: celle de l’ascension d’un opportuniste égoïste aux dépens des autres (aux dépens de sa propre famille, aussi), qui se construit un escalier avec les cadavres de ses adversaires et de ses ennemis... Dans ce genre d’histoires, surtout quand elles se trouvent produites par des Américains, la trajectoire suivie par les évènements et la succession de ces derniers sont presque toujours les mêmes, ou du moins aussi prévisibles que le chemin d’écoulement d’une rivière à travers une chaîne de montagnes. Il suffit de savoir le point de départ pour deviner le reste, ou une partie de la suite, le reste se devinant au fur et à mesure de la progression de l’histoire. Les cartes sont connues et le jeu tellement classique que l’on finit, à un certain moment, par en avoir marre de continuer à regarder le film et par se demander: à quoi bon regarder une histoire aussi plate?

 

N’étant pas de ceux qui se fient trop aux apparences, j’ai regardé le long-métrage jusqu’au bout... Heureusement, la fin présente une volte-face totale, laissant la ligne pour vagabonder dans les marges... La fin tranche avec les autres films du même genre, propose une vision plus sombre de la réalité. Le destin qui se retourne et anéantit tout ce qui l’accompagne, la fin qui efface aussi bien le point de départ que la trajectoire suivie par les évènements, effaçant toutes les traces, faisant de toute investigation ultérieure un cercle vicieux sans fin. Le réalisateur pousse le bouchon au-delà de ses limites, va jusqu’au bout de l’interprétation du credo du tueur à gages incarné par Steve Barnes: ne laisser aucun témoin... Dans cette logique extrême, tous les personnages de l’histoire se trouvent mis dans le même sac, et même le commanditaire et le seul bénéficiaire de ces crimes parfaits s’efface pour fermer la boucle... Mais, cette première fin s’avère être un nouveau commencement, car l’assistant de feu Haskell se trouve engagé par un autre personnage aussi ambitieux que le défunt, et assure la liaison entre son nouveau patron et son tueur... Une ouverture qui a toutes les caractéristiques nécessaires pour servir de point de départ à une suite... Malheureusement, la suite n’a jamais été réalisée.

 

Malgré tout, la fin, si inattendue qu’elle soit, ne réussit pas à sauver le film. La totalité est inévitablement un échec, autant sur le plan de la narration que sur celui des dialogues. Pourtant, avec les compétences des acteurs présentés, le réalisateur aurait pu faire un bon film, s’il avait pu se libérer de la linéarité du récit classique et donner libre cours à son imagination.

Dommage!
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Published by Genius - dans Les critiques
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